Généraliste
Pourquoi écouter du rock psychédélique aujourd'hui ?

POURQUOI ECOUTER DU ROCK PSYCHEDELIQUE EN 2015 ? Comment ce genre, né dans les années 60, peut il toujours s'imposer aujourd'hui comme une référence musicale ? Ici, on va faire un tour d'horizon rapide pour vous montrer tout ce que le rock psychédélique a à nous offrir, du blues rock psyché en passant par le psyché hypnotique, qui a inspiré et inspire toujours de nombreux musiciens aujourd'hui. Rock progressif, stoner rock, rock psyché "moderne", folk psychédélique, nombreux sont les genres qui doivent beaucoup à ce style un peu trop vite oublié ! Ouvrez donc grand vos oreilles, voici notre sélection du mois !
1. Parce qu'il a été révolutionnaire à une époque : THE HEAD SHOP
Album : The Head Shop (1968)
Titre : The Head Shop
Imaginez-vous un moment dans la deuxième moitié des années 1960. Un joyeux vent de bordel, j’en conviens, soufflait aux Etats-Unis et dans le monde occidental.
En matière de rock, les Beatles, les Stones et la British Blues Invasion dominent sans partage le paysage musical. Ces jeunes groupes britanniques connaissent alors leur classique et s’approprient la musique nord-américaine : le Chicago Blues, le rockabily, Elvis.
L’innovation psyché viendra pourtant de l’autre côté de l’Atlantique, grâce à des musiciens un peu bidouilleurs qui introduisent la pédale wha-wha (Jimi Hendrix), le son fuzz hérité du garage, l’orgue hammond à la manière des Animals, le tout pour illustrer l’expérience de la prise de drogue et donner à une nouvelle génération un étendard musical.
C’est un peu ce qu’on peut entendre avec The Head Shop, groupe psyché new-yorkais connu pour leurs reprises fuzz des Beatles (Revolution). Tout est révolutionnaire dans ce morceau : l’intro barrée et oppressante, l’influence garage, la polyphonie et l’introduction de nouveaux instruments, l’expérimentation en studio avec l’ajout d’effets sur les voix, etc. Produit par le célèbre et énigmatique Milan, The Head Shop n’a réalisé qu’un seul album éponyme, mais qui resta à la postérité, au point d’être réédité en 2004, augmenté d’inédits du groupe.
En matière de rock, les Beatles, les Stones et la British Blues Invasion dominent sans partage le paysage musical. Ces jeunes groupes britanniques connaissent alors leur classique et s’approprient la musique nord-américaine : le Chicago Blues, le rockabily, Elvis.
L’innovation psyché viendra pourtant de l’autre côté de l’Atlantique, grâce à des musiciens un peu bidouilleurs qui introduisent la pédale wha-wha (Jimi Hendrix), le son fuzz hérité du garage, l’orgue hammond à la manière des Animals, le tout pour illustrer l’expérience de la prise de drogue et donner à une nouvelle génération un étendard musical.
C’est un peu ce qu’on peut entendre avec The Head Shop, groupe psyché new-yorkais connu pour leurs reprises fuzz des Beatles (Revolution). Tout est révolutionnaire dans ce morceau : l’intro barrée et oppressante, l’influence garage, la polyphonie et l’introduction de nouveaux instruments, l’expérimentation en studio avec l’ajout d’effets sur les voix, etc. Produit par le célèbre et énigmatique Milan, The Head Shop n’a réalisé qu’un seul album éponyme, mais qui resta à la postérité, au point d’être réédité en 2004, augmenté d’inédits du groupe.
2. Parce qu'il a produit de sacrés OMNIS (objets musicaux non-identifiés) : HAMILTON STREETCAR
Franchement, ça vous était déjà arrivé d’écouter un groupe dont le nom est celui d’un tramway ?!
Le groupe, originaire de Los Angeles, a eu une carrière éphémère dans la deuxième moitié des années 60, se faisant un nom au sein de la scène locale, jouant, s’il vous plaît, avec Buffalo Springfield, Jefferson Airplane, ou The Doors. Hamilton Streetcar doit d’ailleurs beaucoup au groupe de Jim Morrison : orgue hammond, voix grave et profonde du chanteur.
Reste que c’est quand même un nom de tramway…
3. Parce qu'il est toujours d'actualité : TAME IMPALA
Album : Lonerism (2012)
Titre : Feels Like We Only Go Backwards
Vous avez sûrement déjà entendu parler de ce groupe australien, qui devenu incroyablement populaire au cours des années 2010...
On y retrouve toutes les caractéristiques de la musique psychédélique : que ce soit les claviers, la réverbe très prononcée ou la voix éthérée du chanteur, tous les codes de la musique psychédélique sont présents dans ce morceau. Il incorpore aussi des touches récentes, avec un mixage résolument moderne (pas mal de compression par exemple), et des touches de musique électronique (vers la fin notamment), et une structure plus classique.
De nombreux groupes contemporains ont trouvé leurs racines dans le rock psychédélique. Tame Impala est un exemple, mais il en existe évidemment plein d'autres (MGMT, Of Montreal, The Black Angels...etc)...
On y retrouve toutes les caractéristiques de la musique psychédélique : que ce soit les claviers, la réverbe très prononcée ou la voix éthérée du chanteur, tous les codes de la musique psychédélique sont présents dans ce morceau. Il incorpore aussi des touches récentes, avec un mixage résolument moderne (pas mal de compression par exemple), et des touches de musique électronique (vers la fin notamment), et une structure plus classique.
De nombreux groupes contemporains ont trouvé leurs racines dans le rock psychédélique. Tame Impala est un exemple, mais il en existe évidemment plein d'autres (MGMT, Of Montreal, The Black Angels...etc)...
4. Parce ce qu'il sait mélanger les styles : FEAR ITSELF
Album : Fear Itself (1969)
Titre : Crawlin' Kingsnake
Voici un exemple frappant, un standard de blues, Crawlin' Kingsnake.
Le truc qu'on a déjà entendu 3000 fois, avec ses passages attendus, vus et revus. Le voici revisité à la sauce psychédélique, dès 1969 par Fear Itself.
Originaire d'Altanta, en Géorgie (USA, côte Est), Fear Itself a sorti un seul album éponyme en 1969, et s'est ensuite séparé suite à la mort du bassiste du groupe, Paul Album. Ils ont joué au Sound out de Woodstock en 1968 (mini festivals à Woodstock). Une des particularités du groupe est la voix exceptionnelle de la chanteuse, Ellen McIlwaine (qui a d'ailleurs fait des albums solos par la suite). A noter qu'elle avait déjà bien trouvé le filon puisqu'avant de fonder Fear Itself, elle jouait au Greenwich Village de New York où elle faisait des premières parties pour Muddy Waters ou Big Joe ou jouait avec Jimi Hendrix (normal).
On comprend mieux alors l'influence blues profonde de ce groupe, qui a su mélanger avec brio ce style avec des notes psychés. Ici, on vous présente donc le standard de blues "Crawlin' Kingsnake", avec des guitares bien fuzzy et des bonnes réverbes 60s. Standard aussi repris par les Doors en 1971 dans LA Woman.
Voici un exemple frappant, un standard de blues, Crawlin' Kingsnake.
Le truc qu'on a déjà entendu 3000 fois, avec ses passages attendus, vus et revus. Le voici revisité à la sauce psychédélique, dès 1969 par Fear Itself.
Originaire d'Altanta, en Géorgie (USA, côte Est), Fear Itself a sorti un seul album éponyme en 1969, et s'est ensuite séparé suite à la mort du bassiste du groupe, Paul Album. Ils ont joué au Sound out de Woodstock en 1968 (mini festivals à Woodstock). Une des particularités du groupe est la voix exceptionnelle de la chanteuse, Ellen McIlwaine (qui a d'ailleurs fait des albums solos par la suite). A noter qu'elle avait déjà bien trouvé le filon puisqu'avant de fonder Fear Itself, elle jouait au Greenwich Village de New York où elle faisait des premières parties pour Muddy Waters ou Big Joe ou jouait avec Jimi Hendrix (normal).
On comprend mieux alors l'influence blues profonde de ce groupe, qui a su mélanger avec brio ce style avec des notes psychés. Ici, on vous présente donc le standard de blues "Crawlin' Kingsnake", avec des guitares bien fuzzy et des bonnes réverbes 60s. Standard aussi repris par les Doors en 1971 dans LA Woman.
5. Parce qu'il a inspiré de nombreux autres genres : THE GRODECK WHIPPERJENNY
Album : The Grodeck Whipperjenny (1970)
Titre : Sitting Here On A Tounge
Le rock psychédélique a été une vraie déferlante qui a influencé énormément d'autres genres. Et quand on parle d'autres genres, la liste est large, puisqu'on va du rock progressif, stoner rock, électro jusqu'à la soul !
Ici, vous pourrez voir l'allure soul de cet album, sorti en 70. Que ce soit la ligne de basse bien prononcée, les claviers ou la guitare tout en rythme et cocottes, on entends très clairement l'aspect limite funky du groupe.
Ce qui n'est finalement pas un hasard, puisque le claviériste du groupe travaillait déjà comme arrangeur avec le groupe de James Brown ! Le rock psychédélique a pas mal nourri la Soul / Funk vers la fin des années 60, et on trouve un certain nombre de groupes "hybrides" vers le début des années 70, comme Funkadelic ou Sly and the Family Stone. Un exemple parmis tant d'autres de l'influence du rock psychédélique dans des styles très différents !
Convaincus ? Rendez vous à la prochaine playlist pour plus de rock psyché !
Ce qui n'est finalement pas un hasard, puisque le claviériste du groupe travaillait déjà comme arrangeur avec le groupe de James Brown ! Le rock psychédélique a pas mal nourri la Soul / Funk vers la fin des années 60, et on trouve un certain nombre de groupes "hybrides" vers le début des années 70, comme Funkadelic ou Sly and the Family Stone. Un exemple parmis tant d'autres de l'influence du rock psychédélique dans des styles très différents !
Convaincus ? Rendez vous à la prochaine playlist pour plus de rock psyché !
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